A cette pensée
novembre 20, 2008

A cette pensée, l’amour-propre de madame de Vaudremont fut peut-être encore plus fortement intéressé que sa curiosité à démêler le fil de cette intrigue. La préoccupation intérieure à laquelle elle fut en proie ne la laissa pas maîtresse d’elle-même. Le colonel, interprétant à son avantage la gêne répandue dans les discours et les manières de [...]

Des spectacles toujours variés
novembre 20, 2008

Des spectacles toujours variés : des plaies hideuses, des chagrins mortels, des scènes d’amour, des misères que les eaux de la Seine attendent, des joies de jeune homme qui mènent à l’échafaud, des rires de désespoir et des fêtes somptueuses. Hier, une tragédie : quelque bonhomme de père qui s’asphyxie parce qu’il ne peut plus [...]

Laissons maintenant de côté ces détails
novembre 20, 2008

Laissons maintenant de côté ces détails assez fastidieux de leur nature, mais qui ont pu vous permettre de deviner les douleurs de cette femme, celles de son mari, et qui vous dévoilent les secrets de quelques intérieurs semblables à celui-ci. Depuis deux mois le comte de Restaud, résigné à son sort, demeurait couché, seul, dans [...]

Ernest vint à moi
novembre 20, 2008

Ernest vint à moi et me dit que sa mère voulait être seule dans la chambre du comte. – N’y entrez pas, dit-il avec une expression admirable dans l’accent et le geste, elle y prie ! Gobseck se mit à rire, de ce rire muet qui lui était particulier. Je me sentais trop ému par [...]

Rappelez-vous donc la Nuit
novembre 18, 2008

Rappelez-vous donc la Nuit que Michel-Ange a clouée sous le Penseur, affublez-la du vêtement moderne, tordez ces beaux cheveux si longs autour de cette magnifique tête un peu brune de ton, mettez une paillette de feu dans ces yeux rêveurs, entortillez cette puissante poitrine dans une écharpe, voyez la longue robe blanche brodée de fleurs, [...]

Nous restâmes pendant quelque temps
novembre 18, 2008

Nous restâmes pendant quelque temps à nous faire des adieux qui, je le crains, sont éternels. Dieu sait combien l’on aime le confident de notre amour, quand celle qui l’inspirait n’est plus ! – « Cet homme possède, me disait Octave, un charme, il est revêtu d’une auréole. » Arrivés à la proue, le comte [...]

Ramassée sur une de ces chaises basses
novembre 17, 2008

Ramassée sur une de ces chaises basses appelées chauffeuses, dans la pose d’une femme attentive, madame du Tillet pressait sur sa poitrine avec une tendresse maternelle et baisait parfois la main de sa sœur, madame Félix de Vandenesse. Dans le monde, on joignait au nom de famille le nom de baptême, pour distinguer la comtesse [...]

Quelquefois, en faisant le tour du jardin
novembre 17, 2008

Quelquefois, en faisant le tour du jardin entre elles, chaque bras passé autour de chaque petite taille, se mettant à leur pas enfantin, le père les arrêtait dans un massif, et les baisait l’une après l’autre au front. Ses yeux, sa bouche et sa physionomie exprimaient alors la plus profonde compassion.
- Vous n’êtes pas très-heureuses, [...]

Vandenesse et sa femme
novembre 17, 2008

Vandenesse et sa femme retrouvèrent Raoul Nathan dans cette assemblée remarquable par la réunion de plusieurs personnages du drame politique très-étonnés de se trouver ensemble. Ce fut une des premières solennités du grand monde. Les salons offraient à l’oeil un spectacle magique : des fleurs, des diamants, des chevelures brillantes, tous les écrins vidés, toutes [...]

Paris est le seul lieu du monde
novembre 17, 2008

Paris est le seul lieu du monde où il existe de ces maisons éclectiques où tous les goûts, tous les vices, toutes les opinions sont reçus avec une mise décente. Aussi n’est-il pas dit encore que Florine reste une comédienne du second ordre. La vie de Florine n’est pas d’ailleurs une vie oisive ni une [...]