L’aventure retracée
novembre 20, 2008

L’aventure retracée par cette Scène se passa vers la fin du mois de novembre 1809, moment où le fugitif empire de Napoléon atteignit à l’apogée de sa splendeur. Les fanfares de la victoire de Wagram retentissaient encore au cœur de la monarchie autrichienne. La paix se signait entre la France et la Coalition. Les rois [...]

Ces grands bals
novembre 20, 2008

Ces grands bals étaient toujours des occasions saisies par de riches familles pour y produire leurs héritières aux yeux des prétoriens de Napoléon, dans le fol espoir d’échanger leurs magnifiques dots contre une faveur incertaine. Les femmes qui se croyaient assez fortes de leur seule beauté venaient en essayer le pouvoir. Là, comme ailleurs, le [...]

Ne vois-tu pas trois rangées
novembre 20, 2008

Ne vois-tu pas trois rangées des plus intrépides coquettes de Paris entre elle et l’essaim de danseurs qui bourdonne sous le lustre, et ne t’a-t-il pas fallu l’aide de ton lorgnon pour la découvrir à l’angle de cette colonne où elle semble enterrée dans l’obscurité malgré les bougies qui brillent au-dessus de sa tête ? [...]

Pour comprendre
novembre 20, 2008

Pour comprendre tout l’intérêt de cette conversation, il est nécessaire de raconter un événement qui par d’invisibles liens allait réunir les personnages de ce petit drame, alors épars dans les salons. A onze heures du soir environ, au moment où les danseuses reprenaient leurs places, la société de l’hôtel Gondreville avait vu ap- paraître la [...]

Venez, ajouta-t-il, j’ai une bonne nouvelle
novembre 20, 2008

- Venez, ajouta-t-il, j’ai une bonne nouvelle à vous apprendre, mais à une condition.
- Laquelle ? demanda Soulanges.
- Celle de me répondre à ce que je vous demanderai.
Le comte de Soulanges se leva brusquement, mit son gain d’un air fort insouciant dans un mouchoir qu’il avait tourmenté d’une manière convulsive, et son visage était si [...]

J’ai gagné
novembre 20, 2008

- J’ai gagné, monsieur le comte, dit-il en s’adressant à son adversaire. Je vous laisse pour courir au secours de votre nièce.
- Voilà ce qui s’appelle avoir des oreilles d’avoué, s’écria la vicomtesse. Mon cher Derville, comment avez-vous pu entendre ce que je disais tout bas à Camille ?
- J’ai compris vos regards, répondit Derville [...]

Ces marques de confiance
novembre 20, 2008

Ces marques de confiance étaient le fruit d’un voisinage de quatre années et de ma sage conduite, qui, faute d’argent, ressemblait beaucoup à la sienne. Avait-il des parents, des amis ? Etait-il riche ou pauvre ? Personne n’aurait pu répondre à ces questions. Je ne voyais jamais d’argent chez lui. Sa fortune se trouvait sans [...]

Hors ces deux préceptes, tout est faux
novembre 20, 2008

Hors ces deux préceptes, tout est faux. Mes principes ont varié comme ceux des hommes, j’en ai dû changer à chaque latitude. Ce que l’Europe admire, l’Asie le punit. Ce qui est un vice à Paris, est une nécessité quand on a passé les Açores. Rien n’est fixe ici-bas, il n’y existe que des conventions [...]

Il n’y a que des sots
novembre 20, 2008

Il n’y a que des sots qui puissent employer leur temps à se demander ce qui se passe, si madame une telle s’est couchée sur son canapé seule ou en compagnie, si elle a plus de sang que de lymphe, plus de tempérament que de vertu. Il n’y a que des dupes qui puissent se [...]

Il se leva
novembre 20, 2008

Il se leva, alla pousser le verrou de sa porte, tira un rideau de vieille tapisserie dont les anneaux crièrent sur la tringle, et revint s’asseoir. – Ce matin, me dit-il, je n’avais que deux effets à recevoir, les autres avaient été donnés la veille comme comptant à mes pratiques. Autant de gagné ! car, [...]