Eh ! bien ?
novembre 20, 2008

Eh ! bien ?
Le comte de Soulanges semblait ne rien comprendre à ce discours.
- Ah çà ! j’espère maintenant, reprit le colonel, que vous me direz si vous connaissez une charmante petite femme assise au pied d’un candélabre…
A ces mots, les yeux du comte s’animèrent, il saisit avec une violence inouïe la main du colonel [...]

Eh ! bien, dînons, répondit le Président
novembre 18, 2008

- Eh ! bien, dînons, répondit le Président Grandville. Un dévot m’effraie ; mais je ne sais personne de gai comme un homme vraiment pieux ! » Et nous nous rendîmes au salon. Le dîner fut charmant. Les hommes réellement instruits, les politiques à qui les affaires donnent et une expérience consommée et l’habitude de [...]

Quoique svelte, Honorine n’était pas maigre
novembre 18, 2008

Quoique svelte, Honorine n’était pas maigre, et ses formes me semblèrent être de celles qui réveillent encore l’amour quand il se croit épuisé. Elle méritait bien l’épithète de mignonne, car elle appartenait à ce genre de petites femmes souples qui se laissent prendre, flatter, quitter et reprendre comme des chattes. Ses petits pieds que j’entendis [...]

La tapisserie
novembre 18, 2008

La tapisserie, faite comme doit la faire une ouvrière qui veut gagner sa vie, est une cause de pulmonie ou de déviation de l’épine dorsale. La gravure des planches de musique est un des travaux les plus tyranniques par sa minutie, par le soin, par la compréhension qu’il exige. La couture, la broderie ne donnent [...]

Quant aux hommes
novembre 17, 2008

Quant aux hommes, ils eussent éteint les flambeaux de l’amour, tant leurs figures étaient froides et tristement résignées ; ils avaient tous cet âge où l’homme est maussade et chagrin, où sa sensibilité ne s’exerce plus qu’à table et ne s’attache qu’aux choses qui concernent le bien-être. L’égoïsme religieux avait desséché ces cœurs voués au [...]

Dès que les mères de famille
novembre 17, 2008

Dès que les mères de famille apprirent que la comtesse de Granville avait trouvé pour ses filles un maître de musique, toutes demandèrent son nom et son adresse. Schmuke eut trente maisons dans le Marais Son succès tardif se manifesta par des souliers à boucles d’acier bronzé, fourrés de semelles en crin, et par du [...]

Dans leur désir de se défendre
novembre 17, 2008

Dans leur désir de se défendre contre les petitesses qui menaçaient de les envahir, contre les dévorantes idées ascétiques, elles se jetèrent dans les difficultés de l’art musical à s’y briser. La Mélodie, l’harmonie, la Composition, ces trois filles du ciel dont le chœur fut mené par ce vieux Faune catholique ivre de musique, les [...]

Les plus jolis pieds
novembre 17, 2008

Les plus jolis pieds tendus pour la danse, les tailles abandonnées dans les bras de la valse, stimulaient l’attention des plus indifférents. Les bruissements des plus douces voix, le frôlement des robes, les murmures de la danse, les chocs de la valse accompagnaient fantastiquement la musique. La baguette d’une fée semblait avoir ordonné cette sorcellerie [...]

J’ai seulement pensé
novembre 17, 2008

J’ai seulement pensé que Schmuke, notre vieux maître, peut nous être très utile en cette circonstance : il les signerait. En joignant à ces quatre valeurs une lettre par laquelle tu garantiras leur paiement à madame de Nucingen, elle te remettra demain l’argent. Fais tout par toi-même, ne te fie à personne. J’ai pensé que [...]

La pipe
novembre 17, 2008

La pipe avait brûlé la table çà et là. Le chat et la tête de Schmuke avaient graissé le velours d’Utrecht vert des deux fauteuils, de manière à lui ôter sa rudesse. Sans la splendide queue de ce chat, qui faisait en partie le ménage, jamais les places libres sur la commode ou sur le [...]