Mademoiselle des Touches fit alors le sacrifice d’une de ces journées de liberté complète qui ne se rencontrent pas toujours à Paris pour ceux sur qui le monde a les yeux.
Maintenant, une fois la réunion expliquée, il est facile de concevoir que l’étiquette en avait été bannie, ainsi que beaucoup de femmes et des plus [...]
Mademoiselle des Touches
novembre 18, 2008
Rappelez-vous donc la Nuit
novembre 18, 2008
Rappelez-vous donc la Nuit que Michel-Ange a clouée sous le Penseur, affublez-la du vêtement moderne, tordez ces beaux cheveux si longs autour de cette magnifique tête un peu brune de ton, mettez une paillette de feu dans ces yeux rêveurs, entortillez cette puissante poitrine dans une écharpe, voyez la longue robe blanche brodée de fleurs, [...]
Pendant les quatre années d’études
novembre 18, 2008
Pendant les quatre années d’études voulues pour prendre tous les grades, je travaillai beaucoup et surtout en dehors des champs arides de la jurisprudence. Sevré de littérature au collége, où je demeurais chez le proviseur, j’avais une soif à étancher. Dès que j’eus lu quelques-uns des chefs-d’œuvre modernes, les œuvres de tous les siècles précédents [...]
Eh ! bien, dînons, répondit le Président
novembre 18, 2008
- Eh ! bien, dînons, répondit le Président Grandville. Un dévot m’effraie ; mais je ne sais personne de gai comme un homme vraiment pieux ! » Et nous nous rendîmes au salon. Le dîner fut charmant. Les hommes réellement instruits, les politiques à qui les affaires donnent et une expérience consommée et l’habitude de [...]
Oh ! combien j’aimai mon pauvre patron
novembre 18, 2008
Oh ! combien j’aimai mon pauvre patron ! il me parut sublime. Je lus un poème de mélancolie, j’aperçus une action perpétuelle dans ce cœur taxé par moi d’inertie. Une douleur suprême n’arrive-t-elle pas toujours à l’immobilité ? Ce magistrat, qui disposait de tant de puissance, s’était-il vengé ? se repaissait-il d’une longue agonie ? [...]
Si j’y allais
novembre 18, 2008
Si j’y allais, dit-il, si tout à coup elle me voyait ! – En ce moment, elle est femme à se jeter par la fenêtre, lui répondis-je. La comtesse est de ces Lucrèces qui ne survivent pas à un viol, même quand il vient d’un homme à qui elles se donneraient. – Vous êtes jeune, [...]
Depuis l’âge de raison
novembre 17, 2008
Depuis l’âge de raison, elles avaient toujours couché dans une chambre contiguë à celle de la comtesse de Granville, et dont la porte restait ouverte pendant la nuit. Le temps que ne prenaient pas les devoirs religieux ou les études indispensables à des filles bien nées et les soins de leur personne se passait en [...]
Félix expliqua lentement
novembre 17, 2008
Félix expliqua lentement et avec beaucoup d’art à sa femme les choses de la vie, l’initia par degrés aux mystères de la haute société, lui apprit les généalogies de toutes les maisons nobles, lui enseigna le monde, la guida dans l’art de la toilette et de la conversation, la mena de théâtre en théâtre, lui [...]
On citait la comtesse
novembre 17, 2008
On citait la comtesse Félix de Vandenesse comme la plus charmante, la plus spirituelle femme de Paris. L’autre belle-sœur de Marie la marquise Charles de Vandenesse, éprouvait mille désappointements à cause de la confusion que le même nom produisait parfois et des comparaisons qu’il occasionnait. Quoique la marquise fût aussi très-belle femme et très-spirituelle, ses [...]
Les plus grandes prétentions
novembre 17, 2008
Les plus grandes prétentions y étaient en sûreté. Pendant l’hiver, où la société s’était ralliée, quelques salons, au nombre desquels étaient ceux de mesdames d’Espard et de Listomère, de mademoiselle des Touches et de la duchesse de Grandlieu, avaient recruté parmi les célébrités nouvelles de l’art, de la science, de la littérature et de la [...]