Aussi n’ai-je pu te considérer
novembre 22, 2008

Aussi n’ai-je pu te considérer que comme une passion malheureuse. Hé ! bien, foi d’homme, dans les circonstances actuelles tu joues le beau rôle, et tu n’as rien perdu de ton crédit auprès de moi, comme tu pourrais le croire. Si j’admire les grands fourbes, j’estime et j’aime les gens trompés. A propos de ce [...]

Vous ne serez jamais rien
novembre 20, 2008

Vous ne serez jamais rien, que le plus heureux et le meilleur des hommes.
- Je vous ai laissé rue du Helder, chez une comtesse, s’écria l’oncle en relevant sa tête légèrement assoupie. Qu’en avez-vous fait ?
- Quelques jours après la conversation que j’avais eue avec le vieux Hollandais, je passai ma thèse, reprit Derville. Je [...]

Les communications étaient sévèrement gardées
novembre 17, 2008

Les communications étaient sévèrement gardées entre ces pauvres enfants. D’ailleurs, quand le comte faisait sortir ses fils du collége, il se gardait bien de les tenir au logis. Ces deux garçons y venaient déjeuner avec leur mère et leurs sœurs ; puis le magistrat les amusait par quelque partie au dehors : le restaurateur, les [...]

L’œuvre faite
novembre 17, 2008

L’œuvre faite sans cette ressource est la dernière expression du génie, comme le cloître est le plus grand effort du chrétien.
En rentrant chez lui, Raoul trouva deux mots de Florine apportés par la femme de chambre, un sommeil invincible ne lui permit pas de les lire ; il se coucha dans les fraîches délices du [...]

Florine connaissait l’oncle
novembre 17, 2008

Florine connaissait l’oncle de Raoul. Ce mot symbolisait l’usure, comme dans la langue populaire ma tante signifie le prêt sur gage.
- Ne t’inquiète pas, mon petit bijou, dit Blondet à Florine en lui tapotant ses épaules, je lui procurerai l’assistance de Massol, un avocat qui veut être garde des sceaux, de du Tillet qui veut [...]

A vos poches
novembre 17, 2008

A vos poches ! une souscription !
En entendant ces mots, l’assemblée fut sur pied. Toutes les poches vidées produisirent trente-sept francs, que Raoul apporta railleusement à la rieuse. L’heureuse courtisane souleva sa tête de dessus son oreiller, et montra sur le drap une masse de billets de banque, épaisse comme au temps où les oreillers [...]

Ainsi va le monde littéraire
novembre 17, 2008

Ainsi va le monde littéraire. On n’y aime que ses inférieurs. Chacun est l’ennemi de quiconque tend à s’élever. Cette envie générale décuple les chances des gens médiocres, qui n’excitent ni l’envie ni le soupçon, font leur chemin à la manière des taupes, et, quelque sots qu’ils soient, se trouvent casés au Moniteur dans trois [...]

Pour mieux abuser
novembre 17, 2008

Pour mieux abuser Raoul, ces gens-là lui laissaient exercer le pouvoir sans contrôle. Du Tillet n’usait du journal que dans ses intérêts d’agiotage, auxquels Raoul n’entendait
rien ; mais il avait déjà fait savoir par le baron de Nucingen à Rastignac que la feuille serait tacitement complaisante au pouvoir, sous la seule condition d’appuyer sa candidature [...]