Mais il n’avait fait le malheur d’aucune femme
novembre 23, 2008

Mais il n’avait fait le malheur d’aucune femme, mais il jouait sans perdre, mais il avait du bonheur sans éclat, mais il avait trop de probité pour tromper qui que ce fût, même une fille ; mais il ne laissait pas traîner ses billets doux, et n’avait pas un coffre aux lettres d’amour dans lequel [...]

Aurais-tu par hasard de l’amour
novembre 23, 2008

Aurais-tu par hasard de l’amour pour cette sotte race des Manerville qui ne te donnera que des chagrins ? tu ignores donc le métier de père et mère ? Le mariage, mon gros Paul, est la plus sotte des immolations sociales ; nos enfants seuls en profitent et n’en connaissent le prix qu’au moment où leurs chevaux paissent [...]

Tes déductions froides
novembre 23, 2008

Tes déductions froides, systématiques, réelles peut-être, sont aux yeux de la masse, d’épouvantables immoralités. Moi, j’appartiens à la masse. Je dois jouer le jeu selon les règles de la société dans laquelle je suis forcé de vivre. En te mettant au sommet des choses humaines, sur ces pics de glace, tu trouves encore des sentiments [...]

Enfin, j’ai le courage nécessaire
novembre 23, 2008

Enfin, j’ai le courage nécessaire pour devenir, comme tu le dis, bon père et bon époux ! Je me sens propre aux joies de la famille, et veux me mettre dans les conditions exigées par la société pour avoir une femme, des enfants…
- Tu me fais l’effet d’un panier de mouches à miel. Marche ! [...]

Dans les heureux jours
novembre 23, 2008

Dans les heureux jours de sa jeunesse, un homme, par la bizarrerie de nos mœurs, donne toujours le bonheur, il triomphe de femmes toutes séduites qui obéissent à des désirs. De part et d’autre, les obstacles que créent les lois, les sentiments et la défense naturelle à la femme, engendrent une mutualité de sensations qui [...]

La maladie n’est pas dans les livres
novembre 23, 2008

La maladie n’est pas dans les livres, elle est dans le malade. Le Code, mon cher, a mis la femme en tutelle, il l’a considérée comme un mineur, comme un enfant. Or, comment gouverne-t-on les enfants ? par la crainte. Dans ce mot, Paul est le mors de la bête. Tâte-toi le pouls ! Vois [...]

Sa taille moyenne et son embonpoint
novembre 23, 2008

Sa taille moyenne et son embonpoint qui n’arrivait pas encore à l’obésité, deux obstacles à l’élégance personnelle, n’empêchaient point son extérieur d’aller à son rôle de Brummel bordelais. Un teint blanc rehaussé par la coloration de la santé, de belles mains, un joli pied, des yeux bleus à longs cils, des cheveux noirs, des mouvements [...]

Là où des Bordelais amoureux
novembre 23, 2008

Là où des Bordelais amoureux de mademoiselle Evangélista se seraient ruinés, le comte de Manerville saurait, disait-on, éviter tout désastre. C’était donc un mariage fait. Les personnes de la haute société royaliste, quand la question de ce mariage se traitait devant elles, disaient à Paul des phrases engageantes qui flattaient sa vanité.
- Chacun vous donne [...]

La fille et la mère
novembre 23, 2008

La fille et la mère avaient l’une pour l’autre une amitié vraie, en dehors du sentiment filial et maternel. Toutes deux se convenaient, leur contact perpétuel n’avait jamais amené de choc. Aussi beaucoup de gens expliquaient-ils les sacrifices de madame Evangélista par son amour maternel. Mais si Natalie consola sa mère d’un veuvage obstiné, peut-être [...]

Combien d’hommes
novembre 23, 2008

Combien d’hommes de l’Empire n’ai-je pas vus souffrant horriblement de leurs épouses ! N’est-ce pas une grande condition de bonheur que de ne jamais sentir sa vanité, son orgueil froissé par la compagne que l’on s’est choisie ? Jamais un homme ne peut être tout à fait malheureux avec une femme bien élevée ; elle [...]