Archive de la catégorie «La Paix du ménage»

Madame Evangélista
novembre 22, 2008

Madame Evangélista le reconduisit jusqu’à la porte du dernier salon, et lui dit à l’oreille : – J’ai maintenant pour deux cent cinquante mille francs de valeurs ; si j’ai deux cent mille francs à moi sur le prix de la maison, je puis réunir quatre cent cinquante mille francs de capitaux. Je veux en tirer le [...]

Dédié à ma chère nièce
novembre 20, 2008

Dédié à ma chère nièce, Valentine Surville.

L’aventure retracée
novembre 20, 2008

L’aventure retracée par cette Scène se passa vers la fin du mois de novembre 1809, moment où le fugitif empire de Napoléon atteignit à l’apogée de sa splendeur. Les fanfares de la victoire de Wagram retentissaient encore au cœur de la monarchie autrichienne. La paix se signait entre la France et la Coalition. Les rois [...]

Mais il existait alors une autre raison
novembre 20, 2008

Mais il existait alors une autre raison de cette licence. L’engouement des femmes pour les militaires devint comme une frénésie et concorda trop bien aux vues de l’empereur, pour qu’il y mît un frein. Les fréquentes prises d’armes qui firent ressembler tous les traités conclus entre l’Europe et Napoléon à des armistices, exposaient les passions [...]

Les hommes aussi avides que les femmes
novembre 20, 2008

Les hommes aussi avides que les femmes de ces cailloux blancs s’en paraient comme elles. Peut-être l’obligation de mettre le butin sous la forme la plus facile à transporter mit-elle les joyaux en honneur dans l’armée. Un homme n’était pas aussi ridicule qu’il le serait aujourd’hui, quand le jabot de sa chemise ou ses doigts [...]

Ces grands bals
novembre 20, 2008

Ces grands bals étaient toujours des occasions saisies par de riches familles pour y produire leurs héritières aux yeux des prétoriens de Napoléon, dans le fol espoir d’échanger leurs magnifiques dots contre une faveur incertaine. Les femmes qui se croyaient assez fortes de leur seule beauté venaient en essayer le pouvoir. Là, comme ailleurs, le [...]

D’ici, je te défie
novembre 20, 2008

D’ici, je te défie de distinguer sur son cou les perles qui séparent chacun des saphirs de son collier. Mais elle doit avoir ou des mœurs ou de la coquetterie, car à peine les ruches de son corsage permettent-elles de soupçonner la beauté des contours. Quelles épaules ! quelle blancheur de lis !
- Qui est-ce, [...]

Ne vois-tu pas trois rangées
novembre 20, 2008

Ne vois-tu pas trois rangées des plus intrépides coquettes de Paris entre elle et l’essaim de danseurs qui bourdonne sous le lustre, et ne t’a-t-il pas fallu l’aide de ton lorgnon pour la découvrir à l’angle de cette colonne où elle semble enterrée dans l’obscurité malgré les bougies qui brillent au-dessus de sa tête ? [...]

Elle n’aura pas eu d’ami
novembre 20, 2008

Elle n’aura pas eu d’ami pour l’encourager à défendre la place qu’elle a dû occuper d’abord sur le premier plan, chacune de ces perfides danseuses aura intimé l’ordre aux hommes de sa coterie de ne pas engager notre pauvre amie, sous peine des plus terribles punitions. Voilà, mon cher, comment ces minois si tendres, si [...]

Quels vigoureux tons de carnation
novembre 20, 2008

Quels vigoureux tons de carnation ! rien n’est flétri dans les méplats du nez. Les lèvres, le menton, tout dans cette figure est frais comme un bouton de rose blanche, quoique la physionomie en soit comme voilée par les nuages de la tristesse. Qui peut faire pleurer cette jeune personne ?
- Les femmes pleurent pour [...]